lundi 21 décembre 2015

Mes 7 raisons de quitter Facebook

Dans quelques jours (le temps d’en informer mes amis et de leur indiquer par quelles autres voies ils peuvent me contacter), je demanderai la suppression de mon compte Facebook. Voici les 7 raisons principales qui ont motivé cette décision.

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samedi 5 décembre 2015

Lettre à une belle indomptable

Mon amour, je te connais depuis toujours, mais je t’ai longtemps tourné autour, de loin en loin, avant de me risquer à t’aborder. Il faut dire que tu m’intimidais, avec tes faux airs de grande dame. Bêtement, j’avais un peu trop prêté l’oreille aux mauvaises langues qui prétendaient que tu étais hautaine, élitiste et glacée.

Je le sais bien, maintenant, ces gens-là n’auraient pas pu se tromper plus lourdement à ton sujet. C’est vrai que tu es aussi exigeante et farouche que tu es belle, mon amour ; mais tu as toujours eu les bras grands ouverts pour ceux qui voulaient s’y réchauffer. Et moi, le jour où je me suis enfin décidé, il m’a suffit d’une seconde pour savoir que j’avais fait le bon choix. Alors, comme tant d’autres avant moi, je me suis laissé entraîner dans ta danse imprévisible et fantasque. Et je peux dire que tu as fait de ma vie un feu d’artifice.

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Tu m’as surpris à chaque carrefour, réconforté parfois, illuminé quand je tâtonnais dans la nuit. Tu m’as fait errer, voyager, entrevoir des mondes insoupçonnés et rencontrer des humains précieux. Et puis tu as nourri chacune de mes fringales, tu m’as fait rire, et bander, et chialer, et douter. C’est comme si j’étais né une seconde fois, le jour où je t’ai rencontrée. Oh, bien sûr, il y a aussi eu des cris, entre nous, quand tu m’exaspérais. Tu te souviens de ces longues soirées où, tout en me caressant l’âme, tu m’ouvrais insidieusement les yeux sur le monde ? Je mentirais si je disais que j’ai adoré tout ce que tu m’as donné à voir. Mais toi, toi, je t’ai aimée au premier regard, et j’ai su immédiatement que nous deux, c’était pour la vie.

Pendant des années, j’ai cru naïvement que tu serais là pour toujours. Sauf qu’aujourd’hui, je vois bien qu’ils veulent te tuer, mon héroïne. Et ne va surtout pas t’imaginer qu’ils auront une seconde d’hésitation, ces salauds. Ils te pulvériseront sans sourciller parce que tu es trop dangereuse pour eux. Tu brises les chaînes, tu sèmes la tolérance et l’amour de la vie, tu te ris des morales et des prédicateurs au front bas, tu libères les opprimés et ridiculises les oppresseurs, tu fais reculer l’ignorance et la haine, tu répands le désordre et la subversion. Bref, tu fais n’importe quoi, mon amour.

Tes ennemis ont besoin d’une population éteinte, macérée dans la frustration et les renoncements, pour asseoir leur pouvoir et faire fructifier leur business. Et toi, folle que tu es, tu rallumes l’envie dans le corps des vivants ? Tu ne t’attendais quand même pas à ce qu’ils te laissent foutre le bordel à ta guise, dis ?

Avoue que tu ne les avais pas vus venir, avec tes idées larges et ta bienveillance à la con. Tu les as laissés t’approcher lentement. Te cerner en douce. Resserrer leurs rangs autour de toi, pour te priver d’air et te faire crever à petit feu. Je ne sais pas si c’est trop tard, mais je sais qu’ils sont là, menaçants, les yeux rivés sur toi. Les uns avec leurs kalachs et leur haine vociférante, les autres avec les mensonges qu’ils ont engraissés sur le dos de la misère et de la peur. Moi, je n’ai ni kalach ni réseaux tapis dans l’ombre, mais je te le promets, mon amour, je ne te laisserai jamais tomber. Tant qu’il me restera un peu de ce feu que tu as allumé au fond de mes yeux, j’essaierai de toutes mes forces de contribuer à propager l’incendie. Et chaque fois que les flammes redoubleront, je crierai ton nom, Culture.

Illustration : Terpsichore par Jean-Marc Nattier (1739). Terpsichore est la muse de la poésie légère et de la danse.

lundi 7 septembre 2015

Enchantons la rentrée scolaire

JEUNE !

Voilà que la rentrée est bien entamée et que tu es pétrifié(e) d’angoisse parce que tu cherches un petit cadeau pour flatter tes parents aimants, ta cousine moche, ton gynécologue affectueux ou ton prof de sport atrabilaire ?


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Ne tremble plus, M. LeChieur a œuvré pour ton épanouissement ! Le célèbre Agenda de M. LeChieur est de retour, en version septembre à septembre ! Joie ! Allégresse ! Sautillements ! Hourras et bravi ! Clique ici de toute urgence pour feuilleter cet ouvrage indispensable qui fera la joie de tes amis et la déconfiture de tes ennemis. Tu peux également l’acquérir ici à vil prix.

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dimanche 17 août 2014

Carte postale

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(Cartes postales chez Plaizier, clique pour agrandir)


Trois portions de frites en trois jours (mais pour la deuxième, on n’a pas fait exprès), 40 km en direction du Brabant wallon, une Zinnebir, deux Chouffe et trois Westmalle, un certain nombre de terrasses entre Saint-Gilles et Saint-Géry, une soirée en anglais, un accent tonique flottant, une dévirtualisation à Tangissart, du papier d’aluminium créatif, un livre mind-blowing offert par un(e) inconnu(e) sur le chemin de la place Jourdan, plusieurs averses, un selfie sur la Grand-Place, les tentations de Tropismes, un entreprenant tatoué au Supra, l’apparition d’un ange boulevard Anspach, une dame tricotant une écharpe mauve devant sa bière chez Toone, une platine grésillant “la route m’appelle et m’attire”, des enfants bilingues (ou pas), un chaton à trois pattes (sans parler de l’hirsutisme sub-coussinet de sa congénère de la ville), la quête du Plaizier, un métro, deux trams et beaucoup de kilomètres à pied, puis, enfin, un retour à la couette d’un pas mal assuré.

Je rentre de trois jours à Bruxelles avec le Xave et Plouga. C’était bien.

dimanche 2 mars 2014

Tsoin-tsoin

La ville que j’aime est rieuse comme le ventre du ciel,
Étincelante de caresses ajournées aux ourlets du soir,
Tendre comme une partie de pêche à la ligne d’horizon,
Vibrante d’envies à gorge déployée.

À Bruxelles, c’est chou comme les certitudes s’effritent.

lundi 10 février 2014

Les LeChieuries (enjoy)

Les petits pains fourrés de la morkitu inventés par môa ce soir :

1- Prépare de la pâte à pain avec de la vraie levure de boulanger, sans oublier de la saler comme il faut. Fais lever.
2- Blondis de l’oignon et du poivron grossièrement coupés dans une poêle avec du beurre.
3- Décongèle ton coulis de tomate maison (ou ouvre une boîte, pauvre naze).
4- Quand ta pâte est prête, étale-la grossièrement (1 cm d’épaisseur) et découpe des disques en te servant d’un mug comme emporte-pièce.
5- Fais frire tes disques de pâte dans de l’huile d’arachide chaude, mais pas trop (petit feu de ta gazinière). Miracle, ça lève et te donne des petits pains bien dorés que tu rangeras dans du papier absorbant une fois cuits.
6- Ouvre tes petits pains en deux et fourre-les de coulis de tomate, cumin, oignons blondis, poivrons, un peu de purée de piment. Referme. Goûte. Enjoy.
7- Merde, t’en as pas fait assez.

(On va appeler ça des LeChieuries, d’accord ?)

(Et si tu veux des photos, tu peux toujours m’offrir un appareil)

mercredi 8 janvier 2014

52

Aujourd’hui je n’ai rien fait
Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.

Des oiseaux qui n’existent pas
ont trouvé leur nid.
Des ombres qui peut-être existent
ont rencontré leurs corps.
Des paroles qui existent
ont recouvré leur silence.

Ne rien faire
sauve parfois l’équilibre du monde,
en obtenant que quelque chose aussi pèse
sur le plateau vide de la balance.

Roberto Juarroz, Treizième poésie verticale (1993)

jeudi 2 janvier 2014

2014

Je vous souhaite une année de découvertes et d’éblouissements, de partages passionnés, de rencontres passionnantes. Je vous souhaite une année qui jubile, qui secoue, qui transmet. Je vous souhaite des amours ardentes à vous en décoller la peau, des errances émerveillées et des bains de lumière pour vous reposer. Je vous souhaite des vagues de bien-être pour araser les dunes, des clairs de lune frissonnants, des nuits blanches où l’on réinvente le monde, des départs fébriles et des retours comblés. Je vous souhaite des sourires tout autour de vous, tout le temps. Je vous souhaite de recevoir toute la tendresse de l’univers et de ne jamais être à court d’éclats de rires en embuscade. Je vous souhaite de n’éprouver ni le manque, ni la crainte, ni la douleur, mais d’avoir toujours des mains douces à portée de vos mains.

Oui, je souhaite sincèrement à tout le monde une année de découvertes, d’amour, de désir(s), de plaisir(s), de rires et d’inventions − à mes amis, bien sûr, mais encore plus à mes ennemis. Parce que s’il y avait un peu plus de gens heureux, par ici, on ne perdrait pas autant de temps avec les peurs rances qui sont en train de nous repeindre ce pays en vert-de-gris.

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