« Je déteste mon passé et celui des autres. Je déteste la résignation, la patience, l’héroïsme professionnel et tous les beaux sentiments obligatoires. Je déteste aussi les arts figuratifs, le folklore, la publicité, la voix des speakers, l’aérodynamisme, les boys-scouts, l’odeur de naphte, l’actualité et les gens saouls.
J’aime l’humour subversif, les taches de rousseur, les genoux, les cheveux de femme, le rêve des jeunes enfants en liberté, une jeune fille courant dans la rue.
Je souhaite l’amour vivant, l’impossible et le chimérique. Je redoute de connaître précisément mes limites. » René Magritte


René Magritte par Lothar Wolleh, photo publiée sous licence CC ShareAlike 3.0


Au musée Magritte de Bruxelles, c’est cette citation qui accueille les visiteurs de la première salle. Aucune envie de la commenter, sinon en disant ceci : si vous aussi, elle vous a laissé dans un état de sidération jubilatoire proche de l’orgasme, je ne peux pas grand-chose pour vous, mais j’accepterais volontiers de partager un café.