J’ai envie de marcher dans la mer jusqu’à ce qu’elle me recouvre ou me surgèle, d’énucléer un libraire avec une fourchette rouillée, de foutre le feu à mon bureau pour vider un peu le bordel qui s’entasse, d’obliger mon assureur à écouter de la grosse techno qui fait mal jusqu’à ce qu’il implose, de creuser un trou dans le marécage qui me sert de jardin pour m’y mettre au chaud, de jouer aux auto-tamponneuses avec ma bagnole pour voir si ça secoue en vrai, de lancer des boules de pétanque dans les vitres et d’essayer d’abattre avec mon crâne cette saloperie d’érable qui flamboie de mille couleurs d’automne.

Bref, je vais drôlement mieux.