Je me sens d’humeur médiane, mi-Calimero, mi-Jack l’Éventreur. Alors, sur la route du retour, je pousse jusqu’au port. Puis je continue le long de la côte, au milieu des herbes folles. Une nuit mauve tombe sur la mer anthracite. Le chauffage est poussé à fond dans la voiture, mais je frissonne tout de même jusqu’à la colline. À droite, un sentier indique une brèche que je ne connaissais pas. Je coupe le moteur au milieu des bungalows désertés et je marche un peu sur la plage. Le ciel tourne au gris. La marée haute déverse des gros paquets vaseux sur la grève humide. On dirait qu’on est en novembre.