janvier 2004

dimanche 4 janvier 2004

Bonne année...

’”LE SAVIEZ-VOUS ? Sur cent personnes à qui l’on souhaite “Bonne année, bonne santé” le 1er janvier, deux meurent dans d’atroces souffrances avant le pont de la Pentecôte”” (Pierre DESPROGES - l’Almanach) Je venais de commencer un édito assez long pour dire à quel point je hais le réveillon du 31 décembre, la fête obligée, les embrassades à minuit et le reste, mais voilà que Desproges avait déjà tout écrit, bien mieux que moi, et en trois lignes. Reste qu’il n’a pas connu les voeux par SMS, le Desproges. Ca lui aurait plu, sans doute, ces millions d’imbéciles qui dépensent des fortunes pour adresser le même message crétin à tout le répertoire de leur téléphone… “BONANE ! BONN SAN T !”… Pas...

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jeudi 8 janvier 2004

Plus fort que Nostradamus !

Il a vécu au XVIème siècle et fut longtemps médecin. Il a écrit dans une langue qui rebute souvent le téléspectateur de TF1, mais s’est essayé aux prophéties avec succès. Nostradamus ? Non, François Rabelais : “cette année, les aveugles ne verront que bien peu, les sourdz oyront assez mal, les muetz ne parleront guières”....

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vendredi 30 janvier 2004

Nationale 7

Le père de Jean-Eponyme était ce qu’on appelle chez moi un taiseux. Un vrai silencieux, qui détestait les spectacles assourdissants du mime Marceau. Depuis tout petit, Jean-Eponyme attendait un signe, un seul mot de son géniteur. A bout de forces et de patience, il se serait même réjoui d’une interjection quelconque, d’une éructation avortée ou d’un raclement de gorge douloureux. Mais rien ne venait : le père se taisait, et Jean-Eponyme étouffait ses sanglots pour ne pas déranger le silence. Et puis, un jour de sa dix-neuvième année, Jean-Eponyme fut admis à l’examen du permis de conduire. A sa grande surprise, son père lui fit alors signe de s’approcher. “Seule une voiture blanche pourra...

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La plus belle fille du monde

Cette semaine, j’ai tenu la plus belle fille du monde dans mes bras. J’ai voulu lui chanter une chanson douce, mais elle m’a prié d’arrêter. Ensuite, j’ai essayé de l’embrasser gauchement sur la joue, mais elle m’a repoussé de la main, avec ce petit rire ensorcelant qu’elles ont, les plus belles filles du monde. Un peu humilié, le Nonal. Alors je l’ai reposée au milieu de ses doudous, je lui ai donné son lapin en peluche, et elle s’est endormie. Les plus belles filles du monde, c’est pas des gens comme nous....

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