mai 2004

dimanche 2 mai 2004

La cosmogonie du chien

Autrefois, j’avais un chat exceptionnel. Quand Bob Woodward dormait dans le canapé du salon, mon chat se méfiait de l’intrus : pas question de partager sa maison avec un autre animal familier. Du coup, il s’asseyait sur Bob et lui pissait dessus une bonne fois pour toutes. Histoire de montrer à l’étranger qui était le patron. Il y a un an et demi, un malfaisant a empoisonné cet animal aux goûts si sûrs. J’ai voulu reprendre une bestiole parce que j’aime bien le contact avec nos amis qui sèment des poils sur le tapis. Je me suis donc rendu à la SPA avec femme et enfants, dans le but avoué de trouver un petit chien pas trop vieux. Raté. Au détour d’une allée, y avait celui-là qui me regardait....

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mardi 11 mai 2004

Les intellectuels sont de retour

La télé, c’est vraiment formidable. Comme je l’allumais distraitement, ce soir, je suis tombé sur “le grand jeu France 3 / du côté de chez vous” : une question aux télespectateurs, un numéro surtaxé, des millions de gogos et un benêt qui gagne un magnétoscope en carton ou une semaine pour deux à Béthune. La question (à propos du téléfilm qui devait suivre) était la suivante : “Quel est le métier de l’acteur principal ?” (sic !) Tous ceux qui, ayant un QI plus élevé qu’une mouche à merde, auront répondu “acteur” ou “comédien” sont évidemment considérés comme perdants [1]. Et j’attends impatiemment la sitcom en costume d’époque qui tentera de nous faire croire que le cheval blanc d’Henri IV...

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lundi 17 mai 2004

L'oeil était souriant...

“Because the sky is blue / it makes me cry” (Lennon-McCartney) C’est fou comme une belle journée ensoleillée peut ressembler à toutes les belles journées ensoleillées qu’on avait vécues jusqu’alors. Comme une chaleur à la naissance du cou peut rappeler des sensations enfouies au même endroit, juste là où le col du t-shirt s’affaisse un peu à force de lavages. Comme l’herbe fraîche garde la même odeur, même si des millions de pas l’ont écrasée depuis. Même si c’est pas la même herbe. C’est fou comme la poussière du temps qui passe retombe toujours sur des strates et des strates de poussières anciennes et soigneusement rangées, et qu’il suffit de presque rien pour mélanger tout ça et semer un...

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