octobre 2006

mardi 3 octobre 2006

Vendredi soir à Vegas

Avertissement. Ce billet aussi chiant qu’une partie de beach-volley sur la plage de Berck-sur-Mer fait partie d’un ensemble. Il raconte ma soirée du 31 septembre 2006. C’est un vendredi[1] de septembre à Las Vegas[2]. Comme tous les soirs, la ville sort de sa torpeur à la nuit tombée, ce moment magique où l’air est un peu moins poussiéreux et la température presque supportable. Comme tous les soirs, les gens descendent gaiement Las Vegas Boulevard, le “Strip”, pour s’engouffrer dans les hôtels-casinos, béer devant les jets d’eau du Bellagio ou l’éruption volcanique du Mirage, ou encore se farcir un spectacle kitschissime à base de sirènes allumeuses et de pirates en rut devant le Treasure...

Lire la suite...

jeudi 5 octobre 2006

"Don't say you don't speak english !"

Avertissement. Ce billet aussi chiant qu’une soutenance de thèse sur les chevaliers-paysans de l’an mil au bord du lac de Paladru fait partie d’un ensemble. Il raconte ma soirée du 26 septembre 2006. ‘“Et vous allez où, aux Etats-Unis ? Las Vegas ? Pouah !”. La comtesse avait failli s’étrangler d’indignation, quelques jours avant mon départ. “C’est plein de grosses dames en short””. Ce soir, pourtant, je suis invité dans la meilleure steak house de la ville : Del Frisco’s, sur Paradise Road. Faute de mieux, c’est moi qui dois servir d’interprète entre un importateur français (qui ne parle pas un mot d’anglais) et un exportateur américain (qui ne parle pas un mot de français). Avec mes trois...

Lire la suite...

samedi 7 octobre 2006

Do you want a dance ?

Avertissement. Ce billet aussi chiant qu’une lecture publique d’Amélie Nothomb par un bègue cacochyme fait partie d’un ensemble. Il raconte ma soirée du 26 septembre 2006. C’est la suite de l’épisode précédent Adoncques, nous voilà au Treasures, et c’est exactement comme dans les mauvais films : des strip-teaseuses qui se frottent contre une barre métallique sur la scène, une pénombre à couper au couteau, et des filles en bikini qui errent en salle à la recherche du gogo enthousiaste. Le temps que mes compagnons de voyage s’éclipsent aux toilettes, il y en a ainsi plus d’une douzaine qui viennent me débiter leur petit speech de circonstance : “Hi, honey ! Where do you come from ? Do you want...

Lire la suite...

dimanche 22 octobre 2006

L'arrivée à Las Vegas

Avertissement. Ce billet aussi chiant qu’une soirée diapo chez les Michu après leur stage de macramé dans les Vosges fait partie d’un ensemble. Il raconte ma journée du 25 septembre 2006. La journée s’étire : ça fait exactement 18 heures que je suis entré dans le terminal de Roissy. Depuis, j’ai poireauté dans une file d’attente interminable, enlevé mes chaussures au contrôle, assuré que j’avais bien bouclé ma valise moi-même, survolé les côtes françaises, mangé une indicible pasta sur un plateau repas d’US Airways, bredouillé des bêtises à Philadelphie, donné mes empreintes digitales et oculaires à la machine, et fait la connaissance d’un officier de l’immigration plutôt sympa, qui m’a...

Lire la suite...

mardi 24 octobre 2006

Constats aimables

Lorsque le journaliste en sous-effectif neuronal interviouve quelqu’un, il arrive que ses synapses se bloquent. Ça se passe un peu comme dans Windows : la partie du cerveau qui est censée lui fournir les questions se met en rade, et l’on s’attend presque à voir surgir un écran tout bleu avec “internal error” écrit dessus. Si le journaliste a déjà posé une ou plusieurs questions, pas de panique : il lui suffit de déclarer “Monsieur Ventru, je vous remercie”, on dit alors que l’interviouve est terminée. En revanche, si l’incident se produit pile au moment où il vient de brandir son micro, notre ami se trouve bien emmerdé. Il n’a alors pas d’autre issue que de sortir son joker magique. Un vieux...

Lire la suite...

mardi 31 octobre 2006

L'artiss

Campé bien droit sur ses deux jambes, derrière son comptoir, il avait le front bas et les idées courtes. Deux petits yeux rapprochés de consanguin satisfait, une voix nasillarde qui grimpait dans les aigus quand il n’était pas content, et un sourire commercial de vicelard sincère, au moment de sortir l’addition. Il s’appelait Régis, et on le supportait midi et soir, jour après jour, dans son bar hideux. Il était con, il rechignait toujours à offrir la tournée du patron, et, pire que tout, nous devions subir la platitude de ses glapissements quotidiens sur la météo qui se détraque ou le poids écrasant de la TVA chez ces pôv’gens des métiers de la restauration. On aurait pu choisir un autre...

Lire la suite...