décembre 2006

lundi 4 décembre 2006

Première classe

Si ce bloug se fait parfois l’écho de mes aventures en train, je découvre avec horreur que ces anecdotes ferroviaires manquent singulièrement de panache. Car, il faut le reconnaître, je voyage plus souvent avec la plèbe qui se vautre en seconde classe, qu’avec les lecteurs du Figaro qui serrent les fesses en première. Bon, ne croyez pas que je n’ai jamais humé les parfums capiteux des wagons de riches, hein. J’ai beau être fauché, j’ai eu une vie professionnelle qui m’a donné l’occasion de faire quelques voyages d’affaires, il y a des années. L’ennui, c’est qu’il ne s’y passe pas grand-chose, en première. Pas de mômes bruyants qui font caca dans leur culotte pour embêter leur mère, pas de...

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dimanche 10 décembre 2006

Jojo

Décembre 2004. Je vais avoir 33 ans. Ayé, j’ai craqué. En mai, j’ai annoncé à mon copain (et associé) Tarbabrun que je voulais tout plaquer. Marre des musiciens à gros ego, marre de passer mes journées à remplir des feuillets ASSEDIC, marre du comptable et des recommandés de l’URSSAF, marre des responsabilités. Je ne veux plus jouer au gérant de SARL, ni à l’entrepreneur de spectacles. Je veux retourner dans la presse écrite, le seul domaine où j’aie jamais eu quelque compétence. Tarbabrun m’a demandé de rester quelques mois, le temps qu’il s’organise pour reprendre mes fonctions. Mais, en novembre, je suis enfin parti. Et j’essaie désespérément de me trouver convaincant en pigiste. Histoire...

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lundi 11 décembre 2006

Un peu d'eau sucrée

Décembre 2003. Je vais avoir 32 ans. Echec et mat : maintenant c’est sûr, le cinquième album du groupe dont je m’occupe est un flop. “C’est injuste, c’est beaucup trop injuste”, comme disait le caneton Calimero. On continue à vendre des palettes entières du premier, un vague truc bâclé en quatre jours, mais celui-là ne décolle pas. Pourtant, on l’avait travaillé, ce disque ! Les musiciens avaient proposé quelques jolis morceaux, les arrangeurs et ingénieurs du son ne s’étaient pas endormis sur leur console, et nous, les managers, on s’était battus comme des beaux diables pour imposer les titres qui nous paraissaient les meilleurs. Sans rire, pour la première fois, je suis presque fier de...

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mercredi 13 décembre 2006

Impudeurs 4 - 2002 : 31 ans et un bloug

Décembre 2002. Je vais avoir 31 ans. Bon, ben voilà. On y est. On a encore déménagé[1]. Pourtant, la petite maison sympa était fin prête pour recevoir notre premier enfant : on remplaçait mon bureau par une chambre pour elle/lui, et ça collait. Mais la cigogne s’est gourée, l’an dernier. Y avait une grande promo sur les marmots, elle a livré deux colis pour le prix d’un, et du coup on est devenus franchement à l’étroit. Alors on a dit au revoir à Fatiha, Jean-Pierre, Claire, Louis et les autres, et on a emménagé dans cette grande baraque pleine de courants d’air. Et là, cet hiver, ils nous manquent, les voisins. Plus personne pour débarquer à l’improviste à l’heure du dîner avec un plat...

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samedi 16 décembre 2006

Les gars du marketing #3

Un métier : le marketing Une mission : repousser chaque jour les limites de la connerie. (Après avoir vendu des brosses à dents, du saucisson et des produits laitiers, les gars du marketing s’attaquent au camembert et au destin de la France.) Ce jour-là, chez les gars du marketing, le bureau frisait la surchauffe. D’un côté, il fallait s’occuper de la campagne électorale d’un candidat de droite très hargneux, qui voulait devenir tyran de la république pour se venger d’avoir un petit zizi. De l’autre, on devait également assurer l’avenir d’une dame, de droite elle aussi, tout aussi hargneuse, mais d’un machiavélisme nettement plus subtil puisqu’elle comptait se faire élire par les gens de...

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