août 2012

mardi 14 août 2012

Rue Feydeau

Fin de journée à Paris. Le ciel d’août étincelle au-dessus des retardataires qui sortent des bureaux. Comme d’habitude, les gens regardent dans le vide, droit devant eux. Mais aujourd’hui, on voit bien qu’ils avancent sans conviction : l’air est moite, presque ruisselant. Autant traîner des pieds et prendre le temps de respirer malgré tout. Ce sera dix fois pire, dans la touffeur du métro. Rue Feydeau, le type est assis dans un encadrement de porte, ses sacs bariolés à ses côtés. Il a une quarantaine d’année, peut-être un peu moins. — Bonsoir, ça va ? Je peux te demander une cigarette ? Pourquoi est-ce que je n’hésite pas un instant ? Ça fait des mois que je n’en donne plus, des cigarettes :...

Lire la suite...