octobre 2012

jeudi 25 octobre 2012

Hopper

Ça commence par une file d’attente, malgré les billets réservés depuis des mois : un vigile musclé, des gens surpris de devoir faire la queue… Et lorsqu’on finit quand même par entrer, on se retrouve au sein d’une gigantesque masse humaine, un peu comme dans les heures de pointe de la ligne 1, mais en pire. On est absorbé par ce truc gélatineux et multicéphale qui pue la sueur, pérore, pépie dans son téléphone portable, remâche des commentaires d’une vacuité insoutenable, se raconte ses soirées VIP et en oublie de regarder les toiles. Et ça te presse, et ça te pousse, et ça te bouche la vue, et ça se colle en travers de ton chemin. On dirait une foule de méduses inertes, vomies par une marée...

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